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Krups : Le processus créatif derrière la vidéo

À partir de données 3D — généralement fournies par le client — l’équipe d’infographie 3D chez Light And Shadows est capable de donner vie à des produits en vidéo à des fins marketing. Or, la réalisation d’une vidéo en 3D d’un rendu professionnel et photoréaliste est basée sur un processus créatif précis. 

De la pré-production, en passant par la production et jusqu’à la post-production, découvrez en détails les coulisses de la vidéo Krups. 

 

Pré-production

  • Storyboard

Tout commence à partir du développement de l’idée, de l’histoire à raconter à travers la vidéo.

Après avoir posé ses idées à l’écrit pour concevoir le scénario, vient la phase d’élaboration du storyboard : c’est la version illustrée du scénario permettant de définir les divers angles de caméras et les intentions du film.

Dans le cas de Krups, les intentions étaient de valoriser les accessoires composants le robot, leur modularité et la facilité d’utilisation de l’appareil dans une ambiance cinématographique. C’est pour cela qu’il est possible de retrouver à plusieurs reprises dans la vidéo, des focus sur les éléments mécaniques ou électroniques du robot de cuisine.

Étant le squelette du film, le storyboard va servir de référence pour reproduire les scènes en 3D ultérieurement. 

 

  • Animatic / Layout 3D

Vient ensuite l’animatic (ou layout 3D) consistant à reproduire en 3D, l’animation et les perspectives de caméras imaginées dans le storyboard.

Il s’agit ici d’une version assez simplifiée de la scène 3D en utilisant des objets primitifs (sachant qu’à cette étape, les assets ne sont pas encore prêts) tel que le robot de Krups.

L’animatic va non seulement donner une idée du timing de chaque séquence, mais elle va aussi permettre de s’assurer de la cohérence avec les intentions du storyboard. Ce processus de pré-production va aider les infographistes 3D à visualiser correctement les différents plans avant de s’engager dans la production. 

 

  • Moodbard

Après s’être assuré de la cohérence avec le storyboard, il faut définir la direction et l’univers artistique de la vidéo.

Pour cela, les artistes 3D se servent de nombreuses références auditives ou visuelles (texte, colorimétrie, lumière, etc.) et créer un moodboard. Ces références peuvent s’agir d’anciennes réalisations du client, ou encore de travaux réalisés par des tierces personnes. En regroupant ces références dans un seul et même endroit, cela va permettre de centraliser les idées et de s’assurer de suivre la ligne directrice du storyboard préalablement imaginé.

 

Production

Puis, la tâche suivante est la construction de la scène en 3D. En d’autres termes, il s’agit de modéliser les accessoires, l’environnement… Tout ce qui devra composer le film final.

 

  • Optimisation des assets

Avant tout de chose, pour toute animation 3D, il est recommandé d’optimiser les modèles 3D à utiliser. En raison de leur densité, c’est-à-dire du nombre important de polygones contenus dans les modèles, ils peuvent être inexploitables ou alourdir le processus de création.

Pour savoir comment nous optimisons les données 3D, nous l’avions d’ores et déjà expliqué à travers cet article. Cette étape fastidieuse est cruciale afin de délivrer une expérience la plus fluide possible

 

  • Matériaux

Une fois l’optimisation faite, place à l’application des matériaux sur les modèles 3D.

À partir des références fournies par le client, les infographistes 3D vont venir recréer les matériaux directement dans la scène virtuelle qui vont venir ajouter les premières couches esthétiques et réalistes des objets et du décor.

Making of Krups - Light And Shadows
  • Animation

À présent, les produits peuvent prendre vie grâce à l’animation 3D. 

C’est à cette étape qu’il faudra polish (“affiner” en français) les animations, que ce soit les angles de la caméra ou les éléments du robot de cuisine. Autrement dit, cette touche finale va venir renforcer le réalisme des scènes à travers des mouvements raffinés, des ajustements de détails, etc.

 

  • Lighting

Ensuite, les infographistes 3D vont procéder au lighting (“éclairage”).

Ils vont ainsi contrôler l’apparence des ombres et des lumières afin de créer de la profondeur. À travers les nombreux jeux de lumière, les fonctionnalités du robot de Krups seront mises en valeur et le rendu sera plus qualitatif et photoréaliste.

Il y a également un travail intense pour retrouver l’ambiance imaginée auparavant dans le moodboard.

Sur Krups, on retrouve notamment 3 ambiances différentes : Le lighting Jour, Nuit et Studio.  

  • Making of Krups - Light And Shadows

    Krups - Light And Shadows

  • Making of Krups - Light And Shadows

    Krups - Light And Shadows

  • Rendu

Enfin, l’heure est au rendu, en d’autres termes, la dernière étape du pipeline de production 3D.

L’ordinateur va reprendre tout le travail effectué jusqu’à présent et calculer les pixels individuels à partir des rebonds de lumière pour chaque plan, en fonction des modèles 3D, des matériaux, et de l’éclairage. D’où l’importance d’optimiser au maximum au préalable les modèles 3D pour accélérer ce processus pouvant prendre des heures ou des jours selon la qualité de rendu souhaitée.

Pour un rendu photoréaliste, il s’agit notamment d’un sujet couvert par notre Webinar #6 : Le processus de création d’images photoréalistes. Nous vous invitons à le visionner pour comprendre davantage ce processus !

 

Post-production

  • Compositing

Lors du rendu, on obtient des images composées intrinsèquement de plusieurs couches. Ces images sont ensuite importées dans des programmes de composition pour les éditer, les retoucher et y ajouter des effets spéciaux.  

Making of Krups - Light And Shadows

En conséquence, les artistes 3D vont créer les illusions et les artifices visuels qui vont mettre en valeur les scènes et les objets, toujours dans l’objectif d’obtenir le réalisme le plus convaincant possible.

Pour cette vidéo, l’équipe d’infographie a notamment enrichi le film à l’aide de reflets sur le panneau de contrôle, du bloom effect (flou lumineux) sur l’appareil, ou encore en ajustant la colorimétrie. Toutes ces techniques vont garantir une certaine homogénéité du début jusqu’à la fin du film.

 

Découvrez le résultat :

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Light And Shadows est convaincu du potentiel des technologies 3D. Nous nous efforçons de mieux répondre aux besoins de chacun de nos clients, afin de leur offrir une expérience virtuelle mémorable. A partir de données 3D, nous donnons vie aux produits à travers des applications 3D en temps réel (VR, AR, MR, WebGL etc.) ou des contenus de haute qualité tels que Krups.


N’hésitez donc pas à nous contacter pour qu’à votre tour, vous puissiez dévoiler le plein potentiel de vos produits grâce à la 3D !

 

Pour mieux comprendre les avantages liés à l’intégration des technologies 3D dans le processus marketing, téléchargez notre livre blanc !

Pourquoi et comment optimiser les données 3D ?

La création d’application 3D nécessite l’utilisation et le traitement de données. Nos clients peuvent disposer d’une partie de ces données, dans divers formats. Cela soulève alors à chaque fois les questions suivantes : ces données client sont-elles utilisables directement, nécessitent-elles une passe de traitements ou bien sont-elles inexploitables en tant que telles ? 

Pour y répondre, il faut notamment prendre en compte les deux critères suivants :

  • L’application est-elle une application temps-réel ?  
  • Quel est l’environnement cible (un PC, un casque de réalité virtuelle ou augmentée, une tablette/un smartphone, le web) ?

La réponse à ces deux questions va déterminer la forme que doivent prendre les données dans l’application : leur taille/leur poids, le nombre de polygones de ces données, leur format, etc.

Aujourd’hui, les modèles fournis par la majorité des clients sont issus de logiciels de type “surfacique”. Cette modélisation surfacique vise principalement les étapes de conception du produit où l’accent est davantage porté sur l’esthétique et le style qu’aux aspects techniques du produit. Elle présente en effet les qualités nécessaires pour avoir une meilleure visualisation et présentation, les objets apparaissant ainsi plus réalistes. Mais ces données sont inexploitables pour réaliser la plupart des demandes clients du fait du manque d’optimisation.

C’est pourquoi, l’équipe d’infographie 3D (re)modélise à partir de ces données 3D pour les optimiser. Nous présentons donc ici, de manière succincte, pourquoi est-il capital d’optimiser les données et comment le faire.

 

Pourquoi optimiser les données 3D CAO ? 

Les modèles 3D fournis sont relativement “denses”, c’est-à-dire qu’ils ont plusieurs millions de polygones (la plupart du temps des triangles, toutefois cela peut être des formes plus complexes parfois). Cela est notamment dû aux mesures précises, aux détails esthétiques et techniques.

Or, le poids de ces polygones peut alourdir, voire entraver l’expérience finale (configurateur web, expérience 3D/VR/AR, showroom interactif etc.) s’ils ne sont pas optimisés. En effet, plus il y aura de polygones, plus gourmands seront les calculs de lumières et de process, et plus lente sera la simulation.

Optimiser englobe donc un double objectif :

  • Atténuer la quantité de calculs nécessaire,
  • Améliorer l’aspect visuel de l’expérience finale.  

Alors comment l’équipe d’infographie 3D chez Light And Shadows va optimiser les données 3D ? 

 

Optimisation de la data

Dans un premier temps, l’équipe d’infographistes 3D va appliquer ce que l’on appelle l’optimisation topologique ou la retopologie. Cette étape consiste à alléger considérablement le poids d’un modèle 3D en réduisant le nombre de polygones.

Au départ, nous avons un modèle, dit high poly, un modèle haute définition renfermant un nombre incroyablement grand de polygones pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de millions de polygones. La retopologie va supprimer la matière là où elle n’est pas nécessaire pour ne conserver que l’essentiel des formes, sans altérer les propriétés et caractéristiques (gabarit, surface, etc.) et la qualité du modèle 3D. Le résultat de cette première étape d’optimisation est un modèle dit low poly